Troisième mandat : Zeinabou Mint Ahmednah plaide pour la continuité au pouvoir

Dans une tribune politique, la ministre Zeinabou Mint Ahmednah défend ouvertement l’hypothèse d’un troisième mandat pour Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Elle invoque l’expérience du chef de l’État, la stabilité nationale et, selon elle, l’absence d’une alternative politique suffisamment convaincante.

Le débat sur un éventuel troisième mandat de Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani s’invite progressivement dans l’espace public. La ministre Zeinabou Mint Ahmednah vient de prendre position en faveur de cette perspective, qu’elle présente comme une nécessité nationale au regard des défis auxquels la Mauritanie est confrontée.

Dans une tribune intitulée « Le troisième mandat… quand la continuité devient une nécessité nationale », la ministre estime que la conduite d’un État exige davantage que des ambitions politiques. Elle met en avant l’expérience, la capacité à gérer les crises et l’aptitude à préserver les équilibres institutionnels et la cohésion sociale.

Pour étayer son argumentation, Zeinabou Mint Ahmednah porte un jugement sévère sur l’offre politique actuelle, aussi bien dans les rangs de la majorité que dans ceux de l’opposition. Selon elle, aucune force politique n’a, à ce jour, proposé un projet plus convaincant, une vision économique plus claire ou un leadership présentant des garanties suffisantes pour relever les défis du pays.

La ministre considère ainsi que le choix d’un dirigeant doit avant tout reposer sur sa capacité à assumer les responsabilités de l’État. Elle met en garde contre les risques d’une transition vers un leadership dont les compétences et l’aptitude à gouverner ne seraient pas suffisamment établies.

C’est sur cette base qu’elle réaffirme sa confiance envers Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, auquel elle attribue la capacité de préserver la stabilité du pays et de poursuivre le processus de réforme et de développement. Elle appelle néanmoins à davantage de résultats en matière d’amélioration des conditions de vie, d’efficacité administrative, de justice et de reddition des comptes.

Au-delà du soutien politique, la ministre pose ainsi la question de la continuité du pouvoir comme un choix qu’elle juge préférable à l’incertitude d’une alternance. Une appréciation qui traduit sa conviction personnelle, mais qui ne saurait, à elle seule, établir l’absence d’alternatives crédibles.

Sur le plan institutionnel, Zeinabou Mint Ahmednah affirme que cette éventualité doit s’inscrire dans le respect de la Constitution, des institutions et d’une volonté populaire libre, exprimée dans un cadre légal clairement défini.

Cette référence au cadre constitutionnel est essentielle : le plaidoyer politique en faveur d’un troisième mandat ne règle pas, à lui seul, la question de sa faisabilité juridique. Celle-ci demeure liée aux dispositions constitutionnelles en vigueur et aux procédures légales applicables.

En conclusion, la ministre résume sa position par un appel à la poursuite de l’engagement présidentiel au nom de l’intérêt national : choisir le chef de l’État pour la patrie, continuer à le soutenir pour la patrie et souhaiter qu’il poursuive son action pour la même raison.

Une prise de position explicite qui contribue à alimenter le débat politique sur l’avenir institutionnel du pays et sur les perspectives de la succession présidentielle.